Novembre 1943, Décembre 1943, Juillet 1944 – Le Petit Dauphinois – 1944
Novembre 1943, Décembre 1943, Juillet 1944 – Le Petit Dauphinois – 1944
Environ 70 numéros
Au début de la Seconde Guerre mondiale survenue en septembre 1939, Le Petit Dauphinois restitue fidèlement les discours officiels du gouvernement et de l’État-major et il traite encore assez largement des événements nationaux et internationaux. Il publie, le , l’allocution du Général de Gaulle diffusée la veille depuis Londres[7]. À ce titre, il est un des rares quotidiens à publier ce message, dès le lendemain de sa diffusion, avec Le Progrès de Lyon[8], Marseille Matin, Le Petit Marseillais et Le Petit Provençal[9].
Mais, dès l’armistice du 22 juin 1940, la rédaction du journal se lance dans une ligne favorable au gouvernement de Philippe Pétain et de collaboration avec l’Allemagne nazie, allant notamment jusqu’à publier des appels à l’engagement dans la Kriegsmarine[10].
En mars 1941, le rédacteur en chef du journal Jean Fangeat écrit à l’occasion de la venue du Maréchal Pétain dans la ville de Grenoble, située alors en zone libre: « Le Maréchal est là. Il va prendre possession de notre ville et de nos cœurs. ». La une du journal du est sans ambiguïté puisqu’elle relate exclusivement la visite du Maréchal Pétain à Grenoble et comporte trois grandes photographies dont l’une est prise au passage du cortège devant le siège du journal bien reconnaissable et arborant un immense portrait du maréchal[11].
Le , Georges Biessy, secrétaire général du journal est exécuté par un groupe de résistants (groupes francs de l’Isère), au domicile de Marcel Besson, propriétaire du journal, qui est épargné. Dès la libération de Grenoble et de la vallée de l’Isère, survenue le , le comité départemental de libération nationale suspend la publication de trois journaux grenoblois dont Le Petit Dauphinois, les biens étant placés sous séquestre en application de l’ordonnance du CFLN d’Alger du 22 juin 1944[12].
Dès le lendemain, il est remplacé par Les Allobroges, un journal issu de la Résistance locale, puis l’année suivante, le , par Le Dauphiné libéré, fondé par sept anciens membres de cette même Résistance, Les Allobroges cessant sa diffusion en 1958. ( Wikipédia)
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