Les pierres d’angle – Michel Desorbay – 1998

La montagne. Les hommes. Etrange face à face. Une cordée s’engage dans une voie particulièrement difficile – la face nord – d’un des plus beaux sommets de nos Alpes. L’aventure est intense. L’issue incertaine. En bas les femmes attendent. Les jours passent. Il a tonné dans la vallée. Aucun contact n’est possible. L’inquiétude grandit. La tension des heures lentes, l’appréhension, le vide au fond du cœur s’imposent. L’habitude en ce domaine n’existe pas. Affrontement non-dit des liens du couple et du risque trop grand. Ces deux thèmes et leurs interférences sont le sujet des Pierres d’Angle. Ils se construisent l’un l’autre, s’enchaînent dans une progression continue, soutenue. Les caractères sont solides, sensibles, façonnés par l’alchimie du monde singulier qui les entoure. Un livre vrai, réfléchi, accompli.
Extrait d’un commentaire de Pierre Chapoutot
« J’en avais annoncé deux. L’autre ? C’est Michel Desorbay, avec en 1995 Les Hauts Lieux, suivi en 2001 des Pierres d’Angle, tous deux aux Editions de Belledonne (salut Raymond !). En voilà encore un qui flirte avec les décorations, en l’occurrence une triple couronne pour Les Hauts Lieux. Et ma foi, c’est plutôt mérité, car le Michel est un sacré ciseleur d’écriture. Il cisèle tellement qu’il ne reste souvent qu’un tout petit filet, mais c’est alors un vrai bijou. Desorbay a été un fort bon alpiniste, le seul de toute cette série à être sorti des Alpes pour aller dans l’Himalaya et en zone polaire, et c’est peut-être pour ça que son style est dépouillé comme un paysage du Groenland. C’est un visiteur d’âmes, avec une pensée et des thèmes qui font penser à Georges Sonnier, qu’il aime à présenter comme sa référence. Bon, ce n’est pas un auteur comique, on n’est pas saisi d’hilarité en tournant les pages. C’est comme ça, et je vous avais prévenu : en matière de roman, c’est plutôt de la gravité que la Meije inspire. Et là, c’est de la belle ouvrage… »

12,00 

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